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Quelques Prières


Quand toi, mon prochain, tu as besoin de confiance,

Quand toi, mon prochain, tu as besoin de confiancequ’il me soit donné de t’offrir la mienne,
car la bonté de Dieu dure à toujours.
Et quand moi, j’ai faim, qu’il te soit donné, à toi mon prochain, de pouvoir me donner du pain,
car la manne de Dieu dure à toujours.
Quand toi, mon prochain, tu es en train de te fermer, qu’il me soit donné de te présenter ma main offerte,
car la promesse de Dieu dure à toujours.
Quand toi, mon prochain, tu veux me faire porter les torts, qu’il me soit donné patience et humilité,
car le pardon de Dieu dure à toujours.
Et quand moi, j’en viens à te soupçonner, qu’il te soit donné, à toi mon prochain, de dire le mot juste,
car la lumière de Dieu dure à toujours.
Quand toi, mon prochain, tu écoutes une voix dite pour toi seul, donne-moi de savoir faire silence,
car la parole de Dieu dure à toujours.
Et quand la paix porte mon cœur à la louange, qu’il te soit donné, à toi mon prochain, de la partager,
car la grâce de Dieu dure à toujours.
Ainsi, quand moi, je te découvre, toi mon prochain, dans ta différence, qu’il te soit donné de savoir rester mon prochain, qu’il me soit donné de savoir rester ton prochain.
Car nous sommes unis devant Dieu pour toujours.


(Extrait de Alain Houziaux, Paraboles au quotidien, Le livre de vie, Cerf, p. 40)

 

Supposons qu’un beau jour le Seigneur réponde à notre "Notre Père"


Toi mon fils qui es sur terre.
Préoccupé, solitaire, soumis à la tentation.
Je connais parfaitement ton nom
Et le prononce en le sanctifiant
Parce que je t’aime.
Tu n’es pas seul, je vis en toi
Et ensemble, nous construisons le Royaume.

Je veux que tu fasses ma volonté
Car ma volonté c’est que tu sois heureux,
Puisque ma gloire
Est celle
De l’homme vivant.
Compte toujours sur moi
Et tu auras le pain de chaque jour.
Ne t’inquiète pas,
Je te demande seulement
De le partager.

N’oublie pas que je te pardonne
Avant même que tu ne m’aies offensé.
Fais de même sans réserve.
Et pour que tu ne succombes pas
A la tentation,
Serre bien fort ma main :
Je te délivrerai de tout mal,
mon cher fils aimé.
(Anonyme)

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âques n'est jamais fini

Il en est des choses et des gens comme il en est de tout.
II est des choses qui s'en vont, il est des mondes qui meurent, c'est la loi, c'est la vie !
On ne met pas une pièce neuve sur un vieil habit, il craquerait...
On ne met pas du vin nouveau dans de vieux tonneaux, ils craqueraient aussi.

Le vieux monde s'en est allé, le vieux monde a craqué.
Il ne supportait plus le neuf, il ne pouvait contenir le vin nouveau.

Pâques est parti de là !
C'est comme un coup d'envoi pour un nouveau départ,
c'est comme un trait tiré sur le vieux monde,
une piste nouvelle qui s'ouvre dans la poudreuse,
avec toi, avec moi, avec nous
pour continuer la piste jusqu'au bout...

Jusqu'au bout !

Pâques, c'est un monde qui vient de craquer comme un bourgeon qui explose.

Que reste-t-il du bouton qui enfermait la fleur ?
Rien, presque rien, sinon une corolle qui appelle les fruits.

Pâques, c'est un habit d'arlequin,
de trouvère et de baladin
qui ferait d'un épouvantail un prince des champs et des jardins !

Pâques, c'est un homme... plus qu'un homme...
un Dieu qui taille une brèche au plus fort du rocher
pour ouvrir un passage pour un ailleurs, là-bas... plus loin...

Pâques, c'est Jésus qui fait l'impasse sur la mort.
Torturé, cloué, enterré, gardé et scellé dans un tombeau.

Il suffit d'un matin et la Parole court... court...
et n'en finit plus de courir de commencement en commencement.

Tant que tu seras là pour la porter avec nous, Pâques ne sera jamais fini.
Tout peut sans cesse recommencer !

(Robert Riber « Chemins »)

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eigneur, je veux chanter le bien que tu fais
Toi, dans l’Eglise et dire mon poème
A l’amour que Tu lui portes.

Dieu veille sur le mondeElle est faible, mais combien d’actes de vie,
De lieux de consolation et d’espérance
Portent son nom !
Qui donc est sa force ?

Elle est souvent distraite en sa prière.
Mais dans combien d’églises, de chapelles,
Dans combien de rues des villes,
Dans combien de villages
Se tiennent des hommes et des femmes
Qui vont vers toi !
Qui donc habite ces cœurs ?

Je te dirai, Seigneur, le poème de l’Eglise,
Elle est plusieurs, elle se déchire parfois,
Mais tant de fois
Elle se laisse pardonner, réconcilier,
Qui donc est son espérance ?

Elle peut être incompréhensible
Et cependant elle nous nourrit, nous accueille,
Nous baptise, et la Parole au milieu d’elle
Est largement ouverte.
Qui donc est sa nourriture ?

Façonne-la, Seigneur,
Unifie-la et garde-la colorée de mille couleurs,
Parlant toutes les langues de la terre,
Célébrant toutes les liturgies,
Chantant toutes sortes de chants.
Et moi, je trouverai ma place,
Ma place unique,
que rien ni personne ne pourra m’ôter.

Texte de Sr Myriam, supérieure
de la communauté des diaconnesses de Reuilly

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Mon Père Céleste

Dieu Un et Père de notre Seigneur Jésus Christ,
Toi le Dieu de toute consolation
Je te rends grâces
de m'avoir révélé
ton Fils bien-aimé,
Jésus Christ
en qui je crois,
que j'ai prêché et confessé
que j'ai aimé et loué…
Je t'en prie,
Mon Seigneur Jésus Christ,
Laisse-moi te recommander mon âme.

O Père céleste,
Quand bien même
il me faut abandonner ce corps
et être arraché à cette vie,
Je sais cependant
et j'ai la certitude
que je demeurerai auprès de toi
pour l'éternité
et que personne
ne pourra m'arracher de tes mains.

Luther
sur son lit de mort à Eisleben, 1546

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De la part de Camille Caquelin-Husson, à l’occasion de sa confirmation (Verdun):

Ton Christ est juif,
Ton scooter est japonais,
Ta pizza est italienne,
et ton couscous algérien.
Ta démocratie est grecque.
Ton café est brésilien.
Ta montre est suisse.
Ta chemise hawaiienne.
Ton baladeur est coréen.
Tes vacances sont turques, tunisiennes ou marocaines.
Tes chiffres sont arabes.
Ton écriture est latine.
Et... tu reproches à ton voisin d’être un étranger !

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uand tu pries, ouvre-toi au silence qui s'étend en toi.
Non pas au brouhaha de tes désirs et de tes envies d'un moment,
Mais à ce vaste espace
Qui t'habite,
Une terre d'accueil,
Une terre en friche,
Une terre en attente.
Avec gratitude elle accueille
Ton regard intérieur,
Quand il se pose
Avec pudeur et étonnement
Sur ces contrées oubliées
Depuis la nuit de ton temps de vie.
Des déserts infinis,
A vides d'une attention
Venant de toi
Alors de vastes paysages
Se révéleront à toi,
Des contrées où
Le silence même devient parlant.
Des régions desséchées où
Un souvenir oublié depuis longtemps
Se met à refleurir.
Des champs stériles où
Des images enfouies depuis l'enfance déploiront
Toute leur signification.
Des fleuves de reconnaissance irrigueront
ton être et l'existence qui en découle.
Sybille Stohrer

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Seigneur à qui irions-nous ?
Tu as les paroles de la vie éternelle
(Jean 6/68)

ieu, notre Père, quand les mots se font rares,
Quand le pardon ne vient pas aux lèvres,
Quand l’amour bâillonné n’a plus rien à dire
Quand mensonges et demi vérités brouillent toutes les pistes,

Nous venons nous reposer en toi,
En ta Parole, sainte, crédible, fiable,
Et ta parole apaise notre infinie soif de vérité.

ieu, notre Père, quand les mots nous lâchent,
Quand la solitude du dedans interdit toute parole,
Quand la jalousie inexprimable ravage la paix intérieure,
Quand amertume et colère font des autres un enfer,

Nous venons nous reposer en toi,
En ta Parole, sainte, crédible, fiable,
Et ta Parole apaise notre infinie soif de vérité.

ieu, notre Père, quand les mots soudain s’embrasent,
Quand ta compassion se propage de proche en proche,
Quand ta grâce, enfin, triomphe de la surdité,
Quand aimer et être aimé ne se discutent plus,

Nous te louons pour ta Parole, sainte, crédible, fiable,
Et avec Simon-Pierre, nous confessons :
“ Ô Christ, à qui irions-nous,
Tu as les paroles de vie éternelle ”.

Lytta Basset “ Traces vives ”, page 20.

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Seigneur,
le monde n'est pas très joli,
notre monde,
ce monde que tu nous as donné à faire.
Les hommes ont faim ­ de pain sûrement ­ mais aussi de tendresse, d'estime et d'amour.
Les hommes meurent parce qu'ils n'ont pas de raisons de vivre ­ les hommes meurent, faute d'espérance.
Ce n'est pas de l'or et de l'argent qu'ils attendent de nous.
Mais ils veulent que nous leur disions qui ils sont, d'où ils viennent, pourquoi ils vivent et où ils vont.
Ils veulent entendre de nous que leur vie est utile, que toute vie vaut la peine d'être vécue.
Seigneur, je voudrais dire à tout homme, au paralysé, à l'humilié, au boiteux, au meurtri :
"Au nom de Jésus-Christ, lève-toi. Au nom de Jésus-Christ, recommence à vivre, à croire, à espérer.
Marche, gambade : tu peux danser de joie."
Je voudrais, Seigneur, redonner leur force aux mains fatiguées et leur fermeté aux genoux qui chancellent
Je voudrais dire aux cœurs bouleversés de reprendre courage.
Je voudrais le faire, en ton nom.
J'aurais envie de partager cette espérance qui est la nôtre.
Je voudrais lutter avec tous mes frères, les hommes, pour que le désert de ce monde redevienne un verger et que sur la terre des hommes, on puisse voir la tendresse de Dieu.
Je le voudrais
Mais pourquoi est-ce que je ne fais pas ?
Nous pourrions faire des choses plus grandes que toi…
Avec un peu d'imagination et un peu d'audace.
Mais j'ai peur, peur de lutter, peur de me donner, peur de me perdre.
Réveille-moi Seigneur, bouscule moi,
donne moi ton esprit et qu'il me prenne tout entier
.

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Dieu, notre Père,

daigne jeter un regard sur ta famille ici assemblée.

Nous te remercions pour cette demeure qui nous abrite, pour cet amour qui nous unit, pour la paix d'aujourd'hui et l'espérance de demain, pour la santé, pour le travail et pour la nourriture. Fais que la paix règne dans notre petit univers.

Protège nos cœurs de tout ressentiment caché.
Accorde-nous la grâce d'être patients et persévérants.
À nous qui t'offensons, donne la générosité, afin que nous acceptions et pardonnions les offenses des autres.

À nous qui sommes négligents,
donne l'indulgence,
afin que nous supportions
de bon cœur
les négligences des autres.

Garde-nous nos amis.
Donne-nous le courage
et la gaieté
ainsi que le repos de l'esprit.

Donne-nous d'être,
jusqu'aux portes de la mort
aimants et fidèles
les uns envers les autres.

Comme l'argile
a besoin des mains du potier,
comme les ailes
du moulin ont besoin du souffle du vent
comme les enfants
recourent à leur père,

nous recourons à toi,
implorant ton aide
et ta miséricorde.

Au nom de notre
Seigneur Jésus-Christ.
Amen !

(Prière de Stevenson)

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Prière pour un début d'année

Les fêtes sont achevées, Seigneur,
et notre vie, à nouveau, s'ouvre sur le temps ordinaire.
Mais en nous, pareil à une couronne d'étoiles
accrochée aux voûtes de la nuit,
brille le mystère de ta naissance
qu'une fois encore nous avons contemplé.

Aussi, venant de Noël et de l'Epiphanie, partons-nous, remplis de confiance,
sur les routes ordinaires car les fêtes sont pour nous des sommets de lumière
d'où nous descendons transfigurés
afin de traverser avec courage les terres banales
où se joue notre existence.

Remplis de foi et d'espérance
nous partons sur les routes ordinaires.

Allant de paix en joie,
de vérité en justice et en humilité,
nous avancerons de signe en signe
le long des jalons qui conduisent à ta présence.

Avant de partir, Seigneur, sur les routes ordinaires, voici notre prière unique:
fais-nous la grâce d'être à notre tour,
à notre place ordinaire de chaque jour,
des signes discrets et clairs de ta fidèle proximité,
afin que tous nos frères et sœurs de la terre
puissent te chercher et te trouver,
toi Dieu
qui as choisi la terre
pour demeure d'éternité.
(Charles Singer "Saisons")

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Je t'appelle par ton nom

Mais non, tu n'es pas seul, n'entends-tu pas ?
Je t'appelle et je t'attends.
Au cœur d'un monde anonyme, tu es quelqu'un pour moi.
Tu es quelqu'un d'unique.
Tu le sais, on te l'a déjà dit, il n'y en a pas deux comme toi.
Non, tu n'es pas seul, n'entends-tu pas ?
Je t'appelle et je t'attends dans le visage de l'autre.
Si tu le veux, tu peux éveiller un soleil, un soleil dans ses yeux, un soleil dans son cœur.
Si tu le veux, tu peux faire naître quelqu'un de nouveau.
Non, tu n'es pas seul, n'entends-tu pas ?
Je t'appelle et je t'attends.
Il suffit de si peu de choses pour rencontrer l'autre, s'ouvrir à l'autre.
Un rien, un presque rien. Un clignement des yeux, un sourire, deux mains qui se serrent...
Et je suis là, avec toi.
Non, tu n'es pas seul, n'entends-tu pas ?
Je t'appelle et je t'attends depuis le début de ta vie,
alors qu'on cherchait encore un nom pour toi.
Je t'appelle et je t'attends, depuis longtemps.
Avant même que tu deviennes projet, rêve, espérance, moi, ton Dieu, j'avais écrit ton nom au plus profond de moi-même.
Déjà je t'aimais,
déjà je t'appelais par ton nom.

(Rober Riber "Chemins" p.158)

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L'événement fondement de notre foi : la résurrection de Jésus …

A l'aube de ce nouveau matin,
je regarde la vie avec des yeux neufs,
le regard lavé de la fatigue d'hier,
le corps reposé et rempli d'ardeur.

A l'aube de ce nouveau matin,
Seigneur mon Dieu,
donne-moi aussi la fraîcheur de l'enfant
qui s'éveille à la vie,
le courage d'avancer,
sans m'attarder sur le passé.

A l'aube de ce nouveau matin,
donne-moi aussi Seigneur,
la force de croire en l'homme
et la joie de se savoir aimé.
Mais … Qu'il est difficile de parler !
De ne pas trop dire, mais de parler assez.

Qu'il est difficile de parler !
Non pour soi, mais pour les autres.
Savoir leur offrir des paroles importantes,
des paroles qu'ils puissent comprendre,
des paroles qu'ils puissent entendre.

Mais pour leur donner ces mots,
pour qu'ils résonnent en eux
et les aident à vivre,
il faut savoir les écouter.

Toi, Seigneur, tu es Parole de Dieu
et à chacun tu dis : « Ouvre-toi ! »
Tu délies notre langue
pour nous apprendre à parler.

Tu ouvres nos oreilles
pour nous apprendre à écouter.
Tu nous ouvres à toi
pour nous apprendre à aimer.
(d'après Christine Reinbolt)

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Peur :

Qui pourrait le nier ? La période que nous traversons est difficile. Parfois même angoissante. La machine mondiale a de fréquents ratés. Les foyers de guerre se nichent et flamboient en de multiples coins de la planète…. Aucun continent n'est épargné par la haine ou la pauvreté, le chômage avec son cortège de misères et de laissés pour compte… Jamais la fracture n'a été aussi grande entre ceux qui suivent et ceux qui ne peuvent pas suivre… L'Église elle-même s'abandonnant parfois au repliement identitaire sur elle-même et au comportement frileux devant l'avenir... Le tableau peut paraître sombre à certains. En réalité la situation n'est pas pire que dans le passé. De tout temps l'Humanité a été en crise. L'Histoire le prouve.

Démission :
« On a tout essayé. Rien ne marche. On ne s'en sortira pas ! » On se sent démuni. Alors, imperceptiblement, on consent à une sorte de démission. On arrête de chercher et on lève les yeux - et les mains aussi - au Ciel pour demander au Ciel d'intervenir et de s'occuper sérieusement des problèmes de la terre…. La tentation est grande de se démettre auprès de Dieu de notre travail humain sous prétexte que nous ne parvenons pas à sortir de nos ornières. S'insinue dans les mentalités qu'il suffit de dire «Prions Dieu, mes frères » ou d'organiser de longues prières universelles pour que Dieu se charge de tout le reste... Se tourner vers Dieu dans la détresse est normal et nécessaire : c'est une attitude de croyant. Mais en sachant que dans la logique du mouvement de la prière, Dieu, ensuite, nous retourne vers le monde à transformer !

Les yeux sur la terre
« Pourquoi restez-vous là, à fixer le ciel ? » II est essentiel de fixer le Ciel afin d'y chercher la lumière et d'en recevoir force. Mais ensuite - la Parole l'affirme sans ambiguïté - il est urgent de ramener les yeux sur la terre ! Car l'important est de regarder les humains et de planter les mains dans la terre, d'en malaxer la pâte afin d'en faire, patiemment, lever les germes de l'humanité nouvelle. N'est-ce pas la mission que nous a laissée Celui qui s'est entièrement intégré à la terre et qui a dit, juste avant de s'en aller : « Soyez mes témoins ! » ?

Quelle que soit la situation dans le monde, dans la société, dans l'Église, il revient aux disciples du Christ Jésus, de ne pas s'évader de la terre, de la regarder, de s'y mêler avec passion - à l'image de Celui qui est venu y établir sa demeure - afin de la renouveler. Comment cela serait-il impossible puisque c'est leur mission, donnée par Dieu lui-même, et que pour cette mission-là ils ont reçu la plénitude de son Souffle ?

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