Bienvenue dans la région
Est
de l'Église Réformée de France
Introduction Editos 2003- 2004- 2005-2006-2008
Qui sommes nous ?
Une des Eglises issues de la Réforme du XVIe siècle, et qui a pris le nom de Eglise Réformée de France. Elle est d'' calviniste, bien qu'aujourd'hui tous ses membres sont loin d'avoir lu les ouvrages de Calvin. De plus en plus de personnes se rattachent à notre Eglise, venant d'horizons très différents.
Où sommes nous ?
Notre Eglise est organisée en 8 régions couvrant le territoire français. Tout le territoire ? Eh non ! Notre région, de par son découpage géographique, est marqué par l'histoire des divisions historiques : En partant de l'ouest, nous couvrons le secteur ChampagneArdennesMeuse ; puis le secteur LorraineVosges mais la Moselle et l'Alsace ont un statut particulier (concordat) ; enfin le secteur FrancheComté mais le pays de Montbéliard demeure indépendant également.
Combien sommes nous ?
Question piège ! En effet, selon les statistiques fournies par les Eglises, en 2001, nos Eglises locales reconnaissent atteindre 5426 foyers, pour une population d'environ 3 millions d'habitants. Or la plupart du temps, nous constatons que notre « influence » va audelà de ces familles Quant aux pasteurs, notre Région peut en avoir une vingtaine actuellement, ils sont 15, et certains couvrent plus d'un département.
Comment sommes nous organisés ?
L'évolution des dernières années nous a incités à sortir du schéma traditionnel : une Eglise locale une association cultuelle un temple un poste pastoral avec le ministre résidant sur le territoire paroissial. Désormais, nous sommes invités à travailler ensemble, en proximité d'Eglises voisines, en consistoire (secteurs) et au sein d'une Région ; nous nous efforçons de le faire dans le partage et la solidarité.
D'autre part, nos règles de vies sont régies par le système presbytériensynodal (voir la page sur l'Église Réformée de France), c'estàdire par un mode de gouvernement qui revient constamment vers la base, auprès des Eglises locales. Cellesci, par des délégués, sont représentées dans un synode, qui est chargé de prendre les orientations communes, la répartition équitable du salaire des pasteurs (formation et retraite), et les grands projets ou thèmes qui permettent à l'Eglise d'avoir une âme, et de rester fidèle à sa vocation. Cette vocation, ce sont les chrétiens des paroisses locales qui la vivent. Ainsi les décisions prises par le synodal doivent être vécues, portées, partagées par les hommes et les femmes au quotidien de leur vie.
Marc Labarthe, président du conseil régional
Juin-juillet-août 2008
Sortir de chez soi
Les mois d'été sont propcies pour sortir de chez soi, pour partir en vacances, pour vivre un dépaysement, pour chercher un ressourcement dans la tranquillité d'une retraite ou la beauté des paysages de montagne. Lorsque cela nous est possible, nous quittons le domicile pour l'aventure, avant de revenir habiter avec des forces et des idées nouvelles le "quotidien". Lorsque c'est possible, car avec la flambée des prix du carburant, comme d'autres matières nécessaires à la vie, ce n'est pas sûr que nous puissions comme auparavant nous donner certains loisirs.
Cependant, l'appel du soleil est souvent plus fort ; le "beau temps" invite à ouvrir portes et fenêtres. Ceci m'amène à m'interroger sur l'action de l'Esprit Saint tel que nous l'avons écouté à Pentecôte : les disciples ne tiennent plus en place, il sortent, ils parlent de la merveille de la Vie plus forte que la mort en Jésus Christ, ils accueillent et baptisent ceux qui reçoivent ce message, ils s'enfuient devant les persécutions et sèment cette Parole d'espérance plus loin encore.
Les disciples sont envoyés dans le monde, sans pour autant être du monde ; ils vivent au milieu des contraintes et des joies de la société, sans perdre la spécificité de chrétien. L'Esprit fait sortir les chrétiens pour entrer dans le monde et le féconder d'un message de guérison, d'une promesse de vie, au lieu d’attirer le monde à l’intérieur de ses murs.Nous faisons donc "fausse route", lorsque nous cherchons à faire entrer dans nos temples, les foules qui n'y prennent plus garde. Il ne s'agit pas d'aller sur le parvis ni dans les rues pour détourner quelques "brebis perdues", ou abandonnées par manque de visites "pastorales", afin de les faire revenir au temple, dans les activités de l'église etc. Ça ne marche plus. Les foules attendent autre chose, non pas un remake de nos "paroisses" traditionnelles.
L'une des pistes explorées actuellement par des secteurs émergents de nos églises, c'est de s'appuyer sur des membres qui aspirent à l'ouverture, et à qui les responsables vont confier un espace de liberté pour explorer une "mission nouvelle". Dans cet esprit-là, on ne cherche pas à emmener toute l'église dans cette expérimentation nouvelle. Les résultats peuvent amener quelques personnes dans les paroisses, mais aussi "planter" de nouvelles églises dont l'organisation différera de nos paroisses, et correspondra aux personnes concernées.
Certaines églises locales n'ont pas les moyens d'innover, ou n'ont ni la force ni le pouvoir de changer quoi que ce soit à ce qu'elles vivent, ou encore demeurent figées dans une "histoire sainte".C'est pourquoi le conseil régional s'est lancé dans un projet limité dans l'espace et le temps, avec la mise en place d'Equipes Pastorales Missionnaires. C'est une ouverture sur d'autres fomes d'annonce de l'Evangile, une aventure en marge de nos paroisses disséminées de Champagne-Meuse.
Comment l'Église va-t-elle se développer ? Nul ne le sait vraiment, mais ce qu’on sait, c’est qu’on lui donne sa "liberté de Pentecôte", pour sortir de nos murs et invsetir un territoire ou mieux, offrir la bonne nouvelle dans un autre cadre que celui de nos traditionnels temples.
MLabarthe
Mai 2008
Encore nos synodes !
Alors que nos délégués au synode national se sont retrouvés pour 4 jours à Toulouse (1er au 4 mai), les conseillers presbytéraux de nos églises ont tous reçus une première partie du dossier de préparation au prochain synode régional.
Ce dossier fait suite à la décision prise l'an dernier d'unir luthériens et réformés de France en une seule Église Protestante. Nous sommes particulièrement concernés par notre proximité avec le Pays de Montbéliard, les liens forts qui unissent bien des familles en Franche Comté comme dans les Vosges, et le projet initial de la Région Est qui s'est traduit par de nombreuses collaborations. Notre synode régional encouragent nos paroisses à établir des liens entre elles, par des visites d'église à église, des rencontres de catéchumènes ou de jeunes, etc. Les pasteurs de l'Inspection et de la Région ont travaillé ensemble ce dossier lors d'une pastorale commune, en mars dernier. Ils sont donc tous à même de vous renseigner sur les progrès dans la mise en place du projet d'union, comme aussi sur les questions encore en débat; on laissera les questions juridiques un peu de côté, elles seront affinées d'ici 2 ou 3 ans.
Vers une Église protestante unie de France, ne doit pas nous leurrer sur les changements que cela auraient pour les églises locales : presque rien ! seules les paroisses limitrophes pourront voir des liens nouveaux s'établir de manière plus concrètes et durables ; quant aux autres, pas vraiment de changement… ce sera certainement au niveau des synodes régional et national que l'impact sera plus important. En effet, il est prévu une déclaration d'unité de foi, une seule union nationale, un seul synode national, un seul corps des ministres.
Et pour la Région Est ? Le synode régional a souhaité avancer vers une unité plus visible de nos deux régions. Pour effectuer ce parcours tout en respectant la richesse de nos héritages réciproque, il sera nécessaire de repenser l'organisation de nos synodes de région et d'inspection. Mais aussi les mandats du Conseil régional et du Conseil synodal, la place et le rôle du Président du CR et de l'Inspecteur ecclésiastique.
Questions qui se présenteront dans les années à venir ! pour l'instant, il en va de l'axe prioritaire du projet d'Union : unir nos forces pour mieux communiquer l'Evangile. En cela, ce projet rejoint pleinement la vie de nos églises, et le thème principal du prochain synode : la vie régionale, autrement dit, comment la vie d'une église locale dynamise la vie de l'ensemble des autres églises, dans notre Région, et comment organisons-nous la solidarité entre nos églises, vu les moyens réduits dont nous disposons. Les projets mis en route sont-ils porteurs d'espérance, enocuragent-ils nos paroisses à renouveler leur témoignage ?
Ce 39e synode, à Châlons en Champagne du 14 au 16 novembre, apportera certainement des éléments de réponse et d'ouvertures pour les 3 prochaines années.
Marc Labarthe
Avril 2008
Re-commencement
Les élections municipales … on s'attend à des bouleversements !
Le pouvoir économique qui s'effrite… le panier de la ménagère qui explose… on subit des bouleversements .
Les attentats meurtriers et les bruits de guerre sur tous les continents … inquiètent et indiffèrent selon l'impact des médias.
Il y a longtemps le Sage disait : "Ce qui a été, c'est ce qui sera,
ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera :
rien de nouveau sous le soleil ! S'il est une chose dont on puisse dire :
« Voyez, c'est nouveau, cela ! »
- cela existe déjà depuis les siècles qui nous ont précédés." Eccl.1.9-10.
Pourtant, des signaux nous sont donnés par notre bonne vieille planète, qu'elle ne tourne plus tout à fait rond, à cause de l'exploitation outrancière, orgueilleuse, de ses ressources ; parce que de nombreuses espèces animales et végétales disparaissent irrémédiablement à cause des excès humains ; et ce n'est pas la sauvegarde d'un patrimoine génétique dans les profondeurs glacées d'une île norvégienne, qui signifie le revirementou Nouveau Commencement
Prisonniers de normes inculquées par notre culture, notre environnement et des médias surpuissants, nous sommes entraînés dans la spirale du pouvoir, de l'envie…, même à notre insu.
Le message de l'Evangile, parmi quelques autres, nous inspire une voie différente ; il est repris par l'église, dont l'étymologie, "appelé hors de", nous encourage à positionner notre vie autrement.
Loin d'un renoncement austère, l'Evangile est une porte ouverte, un passage d'un lieu à un autre, d'une situation à une autre. Il invite à ne pas tout maîtriser, dominer, exploiter ; mais à laisser La Parole changer nos repères, nos valeurs, nos aspirations, nos perspectives, et par conséquent nos priorités dans l'action et l'organisation de notre vie.
Voilà une bonne manière de reprendre pied dans nos fêtes pascales, pour redonner à Pâques sa lumière de vie nouvelle, dans la politique comme dans la famille, dans l'économie comme dans tout autre domaine où nous vivons.
Mars 2008
Chanter la vie
Si tu n'étais pas ressuscité, Seigneur Christ,à qui irions-nous pour découvrirun rayonnement de la face de Dieu ?
Si tu n'étais pas ressuscité, nous ne serions pas ensembleà chercher ta communion et nous ne trouverions pas auprès de toi le pardon, la fraîcheur des sources.
Si tu n'étais pas ressuscité,où puiserions-nous les énergies pour te suivre jusqu'au bout de l'existence, te choisir encore et à nouveau ?
(Frère Roger de Taizé, 1990)
Cette prière de frère Roger de Taizé, est une confession de foi, qui dit le parcours de confiance qui se construit entre Dieu et l'humain ; elle dit aussi ce chemin fait de rencontres, de pardons, d'ajustements entre les hommes.L'évangile du christ crucifié - prêché par l'apôtre Paul au milieu des Corinthiens (1 Cor 2.2) - est le même que l'évangile du christ ressuscité : l"un sans l'autre n'a pas de sens. L'annonce de la croix et de la résurrection sont au coeur de l'identité chrétienne ; s'il manque l'un de ces aspects, l'église n'a plus de raison d'être ; elle n'est plus qu'un groupe d'anciens combattants…
Annoncer la bonne nouvelle de Jésus Christ, c'est croire que la vie humaine a toute son importance dans toutes ses dimensions, que la mort n'est pas une banalité ni la fin de tout, que la puissance de vie de Dieu prend aussi en compte notre corps et notre âme (et notre esprit).
Forts de cette assurance, de cette promesse, nos Eglises peuvent affronter les défis que posent nos faiblesses actuelles, parce que le déclin et la mort n'ont pas le dernier mot ! S'il nous faut assumer la croix et ses angoisses (manque de forces, manque de jeunes, manque de…), il y a aussi la promesse d'une vie transformée qui peut déjà commencer à modifier notre regard, notre témoignage, notre accueil dans l'église : l'Evangile vient faire vivre l'humain.Ce n'est pas notre courage qui fera changer le cours des choses, c'est d'abord notre changement complet d'attitude envers le monde et notre Seigneur - ce qu'on appelle encore du nom de conversion ; oser prendre un chemin quelque peu à contre-courant, pour vivre notre espérance avec des soeurs et frères, qui puisent leur énergie toujours à nouveau, dans la victoire pascale.
Nos assemblées générales qui précèdent ou suivent Pâques peuvent s'imprégner de son message de vie, et chanter la vie pour les hommes et femmes de notre temps.
Marc LABARTHE
Février 2008
Perspectives
Le conseil régional se réjouit de toutes les possibilités de travail qui sont devant lui pour l'année qui vient, bien qu'il lui faudra être attentif pour obtenir des résultats dans chacun des domaines !
- le pasteur référent - est une réponse concrète à la demande du synode régional 2006, dont nous devrons faire un bilan et proposer des orientations au synode 2008; la structure que nous avons adoptée se veut un cadre à partir duquel les conseils presbytéraux et les pasteurs, les consistoires et la Région peuvent travailler. Le projet cherche à éviter aux pasteurs de s'occuper d'une paroisse supplémentaire, doublant son temps de travail et ses déplacements !
- le projet de vie de l'église locale - chaque conseil presbytéral avait dû revisiter son projet en 2005-2006 ; la plupart ont réussi à remettre à plat ce document ; mais il faut certainement que les conseillers le relisent, se l'approprient, afin qu'il soit l'un des moteurs du témoignage de l'église locale. Il faut donc aussi que certains projets soient revisités, pour répondre aux visées actuelles de la vie de l'église. En particulier, la nécessaire collaboration entre les Eglises réformées de chaque Consistoire, même avec des Eglises d'autres Régions limitrophes quand c'est possible - on peut penser aussi à Montbéliard, à la Belgique, à la Moselle, à Neuchâtel.
- la réorganisation des services régionaux ; est-il possible d'alléger ceux-ci ? ou mieux encore, est-il possible de répartir autrement les charges qui incombent à la Région ? C'est l'un des chantiers en cours, en collaboration avec le conseil national, et l'inspection de Montbéliard. Nous avons déjà tenté un rapprochement au niveau de nos deux journaux régionaux (Voix Protestante et Ami Chrétien), sans allègement de charges pour nous à ce jour. D'autres aspects sont en cours d'évaluation.
- le projet nouveau d'une Equipe Pastorale Missionnaire, pour tenter une évangélisation à la mode luthéro-réformée, dans les zones de grande dissémination de la Région, à commencer par le Consistoire Champagne-Ardennes-Meuse. Ce projet est conditionné par le soutien du Conseil national, et par notre possibilité de trouver 2 pasteurs acceptant de travailler ensemble pendant 3 ans, dans un cadre innovant. Ce n'est que partiellement une réponse à la vacance des postes dans la Région ; c'est surtout, dans des zones où notre présence est de moins en moins visible, une tentative de redonner envie de connaître Jésus Christ, de vivre de la Bonne nouvelle, de partager une espérance au sein d'une communauté dont les principes de croissance et d'organisation sont inspirés de notre système presbytérien-synodal.
- et déjà, les assemblées générales des 20 associations cultuelles courant février et mars : nous ne saurons pas nous rendre à toutes, car plusieurs ont lieu les mêmes jours ; cependant, nous ferons notre possible pour nous joindre à vous, et partager ainsi la vie locale dans cette journée qui la présente en condensé.
- en tous ces projets, à Dieu seul la gloire.
Marc LABARTHE
Janvier 2008
Veillez !
En ce début d'année, je vous propose de ne pas regarder à nous-mêmes, à nos problèmes, etc. Mais de prendre le temps d'une prière, prendre le temps de parler avec le Dieu qui nous remplit d'espérance, et qui nous ouvre un espace de liberté, dans notre monde où les humains ont bien des plaintes à fleur de peau.
Accueillons le don suprême, le don de la vie. Non seulement pour la théorie, mais dans le quotidien de notre parcours, comme le Seigneur l'a fait en son temps.
Prier, le temps d'une pause, le temps de souffler, comme un cadeau que l'on reçoit, comme un cadeau que l'on offre. La relation à Dieu est l'un de nos privilèges immérités, l'occasion toujours renouvelée de recevoir et donner une étincelle de vie à son existence.
Cadeau
O Dieu, merci pour le don de toi-même; car tu es la seule existence qui valorise mon existence.
Et dans ce mystère, tu te livers à la nuit afin que je perçoive ta Lumière.
Tu te livres à la souffrance pour qu'éclate ma guérison.
Tu te livres au silence pour que ta Parole retentisse.
O Dieu, merci pour le don de toi-même. Tu es le seul présent que mon coeur désire.
Et dans ce mystère, tu te donnes dans la confiance pour orienter ma vie.
Dans la fidélité pour marcher à mes côtés.
Dans la patience pour grandir à mon rythme.
Tu te donnes dans la paix pour ma réconciliation.
Dans l'humilité pour ma dignité.
Dans la pauvreté pour mon enrichissement.
Merci o Dieu, pour ton cadeau inépuisable.
Il me rappelle que toute ma vie dépend de toi.
J'ai tout à recevoir, sans avoir rien à mériter.
Et seule ton offrande peut m'apprendre à me donner.
(Claude Caux-Bertoud)
Marc LABARTHE
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